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Lancement de Semanticpédia et DBpédia.fr

Slidecast : Présentation de lancement de Semanticpédia et DBpédia.fr pour la journée du 19 Novembre 2012 par Fabien Gandon (INRIA)

Version avec commentaire audio ici : http://fr.slideshare.net/fabien_gandon/lancement-de-semanticpdia-et-dbpdiafr

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A l’occasion du lancement de la plate-forme Sémanticpédia

Aurélie Filippetti, Rémi Mathis et Michel Cosnard signant la convention lançant Semanticpedia.
CC BY-SA 3.0 – Source : Own work – Auteur : Thesupermat

Le ministère de la Culture et de la Communication, l’Inria et Wikimedia France ont signé le 19 octobre une convention de partenariat « créant la plate-forme collaborative « Sémanticpédia », destinée à créer des programmes de recherche et de développement en matière culturelle à partir des données extraites de Wikipédia francophone ». Télécharger le communiqué de presse 

La délégation générale à la langue française et aux langues de France résume ce projet dans un article intitulé : « Des données culturelles accessibles à tous : Sémanticpédia » à lire ici :

La journée a été l’occasion de plusieurs présentations résumées par les Storify réalisés par Gayané Adourian (@gayaneadourian) de l’agence Knowtex :

– Session d’ouverture de la journée Semanticpedia. Allocutions de Rémi Mathis (Wikimedia France), Michel Cosnard (Inria) et Aurélie Filippetti (Ministère de la Culture et de la Communication). http://storify.com/gayaneadourian/sempedia-ouverture-de-la-journee

– Présentation de Semanticpedia avec Xavier North & DBpedia en français avec Fabien Gandon.
http://storify.com/gayaneadourian/sempedia-les-presentations-de-semanticpedia-et-db

– Sept exemples d’applications qui utilisent le corpus de méta-données DBpedia en français.http://storify.com/gayaneadourian/sempedia-re-utilisations-innovantes-du-projet-dbp

– Quelques éclaircissement sur les enjeux du web de données pour le champ culturel. Table ronde présentée par le ministère de la Culture et de la Communication Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France, Jean-Séverin Lair, sous-directeur des systèmes d’information et Claire Lamboley, chef du service de la coordination des politiques culturelles et de l’innovation

http://storify.com/gayaneadourian/sempedia-culture-et-web-de-donnees-les-enjeux

– Comment utiliser DBpedia en français http://storify.com/gayaneadourian/sempedia-comment-utiliser-dbpedia-en-francais

– Enrichissement des données culturelles : comment contribuer. Une table ronde animée par Adrienne Charmet-Alix, directrice des programmes Wikimédia France http://storify.com/gayaneadourian/sempedia-enrichissement-des-donne-es-culturelles

Signature du partenariat Semanticpedia avec le Ministère de la Culture et INRIA

Sémanticpédia est une plateforme de collaboration entre le Ministère de la culture et de la communication, l’Inria et Wikimedia France pour réaliser des programmes de recherche et développement appliqués à des corpus ou des projets collaboratifs culturels, utilisant des données extraites des projets de Wikimedia.

Le but de ces projets est de développer un écosystème de données culturelles liées et publiquement accessibles.

Les rôles des différents acteurs sont les suivants :

  • Le Ministère de la culture et de la communication apporte son expertise sur des contenus ou projets culturels en lien avec un réseau national d’établissements culturels. Il est moteur pour la définition de projets.
  • Wikimédia France apporte son expertise sur les corpus, les outils, les données, les processus éditoriaux et la plate-forme wiki des projets wikimédiens.
  • L’Inria, à travers l’équipe Wimmics, développe des outils expérimentaux mobilisant des données et services culturels du MCC, d’une part, et des données et services des projets wikimédiens, d’autre part.

Présentation du projet ici : http://www.wikimedia.fr/signature-du-partenariat-semanticpedia-avec-le-minist%C3%A8re-de-la-culture-et-inria
Blog ici : http://semanticpedia.fr/

Annonce : Présentation du projet SemanticPédia & DBpedia en français par le Ministère de la Culture

Institut national d’histoire de l’art (INHA)
Amphithéâtre Colbert – 2 rue Vivienne, 75 002 PARIS

AVANT-PROGRAMME

10h30-11h Café d’accueil

11h-11h30 Allocutions d’ouverture
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication
Michel Cosnard, président d’Inria
Rémi Mathis, président de Wikimédia France

11h30 Signature de la convention entre le ministère de la Culture et de la Communication,
Wikimédia et Inria

11h30-12h30 Présentation de la plate-forme Sémanticpédia & présentation du projet DBpédia en français
Des réutilisations innovantes du projet DBpédia : HDA-Lab (portail Histoire des Arts), Cité de la Musique, Société Hypios, WikiSocialEdits, Zone47, izipedia.

12h30-13h Questions-réponses avec le public et les journalistes

13h-14h Pause déjeuner (buffet)

14h–14h30 Les enjeux du web de données pour la culture et les langues présentés par le ministère de la Culture et de la Communication :
– Xavier North (Délégation générale à la langue française et aux langues de France)
– Jean-Séverin Lair (Sous-direction des systèmes d’information)
– Secrétariat Général du ministère de la Culture et de la Communication

14h30-15h Le Projet DBpédia
– Présenté par Adrienne Charmet-Alix (Wikimédia France), Julien Cojan (Inria), Fabien Gandon (Inria), Thibault Grouas (DGLFLF), Alexandre Monnin (Inria), Bertand Sajus (ministère de la Culture et de la Communication)

– Questions du public

15h-15h45 Le projet HDA-Lab
Laboratoire d’expérimentation d’Histoire des Arts, illustrant l’intérêt de la démarche sémantique pour l’accès à la donnée culturelle – Présenté par Bertrand Sajus (Département des Programmes Numériques, ministère de la Culture et de la Communication).

16h-17h Table ronde : Comment et pourquoi contribuer à l’enrichissement des données culturelles animée par Adrienne Charmet-Alix, directrice des programmes, Wikimédia France

– Produire du savoir sur Wikipédia
– Qui contribue sur un tel espace ?
– Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer ?
– Comment améliorer la diversité des contributeurs ?
– Comment tirer parti de DBpédia pour améliorer les contenus présents sur Wikipédia ?

17h-18h Table ronde : Le web de données au service de la diversité des analyses et des points de vue
animée par Alexandre Monnin, chercheur associé chez Inria (Wimmics), responsable recherche web et métadonnées (Institut de Recherche et d’Innovation)
– Wikipédia : encyclopédie de référence ou simple outil de mise en commun du savoir ?
– Présentation de l’analyse des controverses et des outils d’analyse
– La contribution du public au service de la démocratisation du savoir
– Projet SemanticWebImport : un chaînon manquant entre l’analyse des controverses et le Web de données

viaAnnonce : Présentation du projet SemanticPédia & DBpedia en français par le Ministère de la Culture | PHILOWEB.

 

5 obstacles à franchir pour le nouveau site du Centre Pompidou par « ils.sont.là »

Le nouveau site du Centre Pompidou, projet de longue haleine et coûteux, a été critiqué sous des axes variés – open source, web design, licences. Ces critiques peuvent sembler, séparement, catégorielles ou venant de professionnels obsédés par leur propre métier.
Je trouvais intéressant de rassembler ces critiques pour montrer leur cohérence. Chacune de ces 5 critiques est aussi accompagnée d’une recommandation issu de la communauté, avec un lien vers le profil Twitter d’une des personnes, parmi d’autres, qui a relayé cette recommandation.

Une vision cathédrale (ou pire) de l’open source

Le nouveau site du centre Pompidou se base sur des logiciels libres, open source. C’est un des grands axes de communication. Très bien.

Mais étrangement le centre se refuse pour le moment à donner un accès public aux sources, se réfugiant derrières des arguments tel que la documentation – que la communauté pourrait pourtant participer à améliorer. On se rapproche de la vision cathédrale de l’open source, abandonnée comme inefficace depuis au moins 15 ans.

Autre argument, le besoin de choisir la licence – qui devrait être celles des projets d’origines, la GPL v2 – en fonction des usages ou des personnes. Et là, ça devient vraiment inquiétant.

En fait, la position actuelle est de donner accès aux sources sur demande motivée. Une vision proche de ce que fait Microsoft, mais pas celle des vraies communautés open source comme Linux, Drupal ou… eZ Publish !

Recommandation de la communauté : mettre l’ensemble du code sur GitHub pour favoriser partage et amélioration continue, comme le fait laBBC (https://twitter.com/romainneutron), et bien sûr choisir clairement une licence libre standard.

 

Un crowdsourcing à sens unique

Le centre appelle les utilisateurs du site à l’enrichir, à créer et à améliorer les liens entre les œuvres. Leur récompense ? Se trouver dépossédés de ces ajoûts, que ni les autres utilisateurs, ni eux-même ne pourront librement réutiliser.

Cela va à l’encontre de tout ce que l’on sait des mécaniques communautaires. Le principe directeur d’une communauté de contributeurs est l’assurance que la somme des contributions ne sera pas appropriée par un seul acteur, mais qu’elle bénéficiera à tous.

Dans l’état actuel, il est bien plus bénéfique, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif, d’enrichir des notices d’œuvres sur Wikipedia que sur le site du Centre Pompidou.

Recommandation de la communauté : Ouvrir les métadonnées du site sous une licence compatible avec les principes de l’Open Data  (CC0, Licence ouverte Etalab, ODbL) pour créer une véritable réciprocité et aligner les intérêts personnels avec l’intérêt collectif (https://twitter.com/Calimaq).

Un site “pour ordinateur de bureau” à contre-courant de la montée des usages mobiles

Les accès au web sont en voie de se faire majoritairement via des appareils mobiles, en particulier dans les pays émergeants.

Sur place, visiter un musée smartphone en main n’est plus une abération, pour par exemple vérifier une information sur Wikipedia.

Mais le site du centre Pompidou est inadapté au mobile. La promesse d’application native à télécharger sur les stores propriétaires ne résoud rien : tous les pays et tous les appareils n’y ont pas accès.

Recommandation de la communauté : Refaire les CSS en mode responsive, mobile first, pour prendre en compte la diversité des modes d’accès au web (https://twitter.com/_omr/).

Pas d’accès “pour les machines” aux pages et résultats, limitant fortement les usages

La navigation dans les données est uniquement possible via des pages HTML. Pas d’APIRESTful, pas de RDFa, pas même de flux RSS sur les résultats de recherche.

Cela limite fortement les usages de cette masse de données. De nombreux usages strictement privés comme des recherches et des croisements, sont impossibles aujourd’hui, alors qu’ils sont légaux même avec une licence totalement fermée.

Seul moyen pour un chercheur, un journaliste ou un étudiant de manipuler les données : s’adonner aux joies masochistes du screen-scrapping

Recommandation de la communauté : Ouvrir un accès pour les robots au site, pour permettre des analyses et traitements, des mashups (https://twitter.com/spouyllau) et autres usages que le centre n’a pas imaginé.

Une ouverture-fermeture floue qui provoque un retour de bâton

De manière général, l’annonce tonitruante d’une ouverture des données, d’un système de co-création avec les utilisateurs et enfin d’un site open source tourné vers les réseaux sociaux s’est vite heurté à la réalité, bien plus floue.

Pas d’embed des vidéos, pas d’images lors du partage Facebook, pas d’accès aux données, ni aux sources, des sommes pharamineuses annoncées sans vrai explication…

Aucune ressource sous licence Creative Commons – pas même un malheureux dossier pédagogique. Un site soi-disant nouveau, mais qui date en fait d’il y presque deux ans.

Heureusement, un dialogue direct et transparent peut s’engager, comme dans le long fil de commentaires de ce post sur le blog de Geoffrey Dorne (https://twitter.com/geoffreydorne) où se sont mélés web designers dépités et personnes ayant eu partie prenante au projet.

Recommandation de la communauté : Une ouverture concrête, pas des conférences de presse où l’on promet bien plus que ce que l’on peut livrer.

Cela passe de manière obligatoire par l’acceptation à se laisser envahir, se laisser remixer et de se laisser utiliser de mille manières que l’on avait pas prévues. Le site du Centre Pompidou est très loin d’être assez ouvert pour cela.

L’unique voie de la vraie ouverture pour les musées, c’est de devenir des plateformes, de devenir des communautés poreuses, agissantes et élargies. Les musées ont tout à y gagner.

Via ils.sont.là : http://ils.sont.la/post/5-obstacles-a-franchir-nouveau-site-centre-pompidou

Le Centre Pompidou Virtuel ou comment une communication devient virtuelle

Cliophile

cliophile a déménagé ! Retrouvez le nouveau webzine de cliophile ici !

A l’invitation de Aude Mathey, auteur du blog C&C et d’un très bon article qui replace le cœur du sujet (et ce n’est pas de trop !), je m’apprêtais à rédiger quelques réflexions et commentaires mais mon texte n’a su suivre les restrictions de longueur du commentaire. J’en fais donc ici un billet, à entendre dans le contexte plus large des différents articles et réactions suite à l’inauguration du Centre Pompidou Virtuel (CPV).

J’ai eu la chance de pouvoir assister à l’inauguration du CPV, d’entendre directement les principaux acteurs, leurs argumentaires et évidemment leur proximité avec le projet.

A la suite de cette soirée, de nombreux échanges et excellents articles ont été publiés, présentant souvent de manière argumentée leurs critiques. Alors ça y est ? Tout a été dit sur le CPV, on remercie tout le monde, on salue le…

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UN POMPIDOU VIRTUEL… ET VERROUILLÉ

Les contradictions dans lesquelles se trouve placé le Centre Pompidou Virtuel sont représentatives des ambiguïtés de la politique culturelle actuelle. La diffusion de la culture française en ligne se heurte à une conception rigide et inadaptée de la propriété intellectuelle.

Un billet de LIONEL MAUREL (CALIMAQ) sur Owni.fr à lire ici

via Owni.fr : Un Pompidou virtuel… et verrouillé ».